Le secteur agricole et les énergies renouvelables

Publié le Wednesday, September 9, 2020 - Les actualités du Information

On le sait, les énergies renouvelables ont une importance considérable pour le futur de la planète. En France, de nombreux programmes ont été lancés pour les promouvoir. Un rapport récent le montre : c’est le secteur agricole qui apporte l’une des plus importantes contributions du pays à la production d’énergies renouvelables. Total Quadran investit déjà dans ce sens, en déployant des solutions adaptées au monde agricole.

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Consommer moins d’énergie, et une énergie renouvelable de préférence. C’est la volonté de nombreux pays à travers le monde, France en tête. Un rapport récent de l’Office parlementaire des choix scientifiques et technologiques, censé aiguiller les pouvoirs publics dans leurs prochaines décisions concernant les énergies renouvelables, éclaire le rôle particulier des agriculteurs dans la production d’énergies renouvelables. Selon ce rapport, les agriculteurs, comptant déjà parmi les plus importants producteurs d’énergie renouvelables en France, gagneraient à investir plus encore dans ce secteur.

Le groupe Total s’est déjà engagé dans cette démarche. Total Quadran, filiale de production d’électricité renouvelable en France, a en effet déployé sur le marché une technologie photovoltaïque innovante, spécialement adaptée aux acteurs du monde agricole. Total Quadran a également conclu un accord avec InVivo, premier groupe coopératif agricole français, afin de développer des solutions pour le monde agricole et d’identifier les exploitations les plus adaptées à ce type de technologie pour apporter des plus-values en termes de production agricole. À l’horizon 2025, Total Quadran ambitionne ainsi de déployer 500 MW d’installations agrivoltaïques.

20% des énergies renouvelables viennent de l’agriculture

L’agriculture est d’ores et déjà un secteur très impliquée dans la production d’énergies renouvelables. En 2018, l’ADEME estimait ainsi que les énergies renouvelables issues du secteur agricole représentaient environ 396 GWh, soit 3,5% de la production globale d’énergie. Au total, plus de 50.000 exploitations agricoles françaises sont impliquées dans la production d’énergies renouvelables. Les énergies produites sont, de la plus importante à la plus faible :

  • les biocarburants ;
  • le solaire photovoltaïque ;
  • l’éolien ;
  • la biomasse pour la chaleur.

Cette production correspond aussi quasiment parfaitement à la consommation directe du secteur. En d’autres termes, le secteur pourrait être à peu près indépendant en énergie rien qu’en utilisant les énergies renouvelables qu’il produit.

Tripler la production d’ici 2050

Dans un document daté de 2018, l’ADEME estime que cette production pourrait tripler d’ici 2050. Alors qu’un peu plus de 50.000 exploitations agricoles sont aujourd’hui impliquées dans la production d’énergies renouvelables, elles seront alors plus de 280.000.

Cet essor est lié aux opportunités économiques que représente la production d’énergies renouvelables dans un secteur touché par de nombreuses crises et qui cherche des voies de diversification. Selon le rapport de l’Office parlementaire des choix scientifiques et technologiques, la production d’énergie renouvelable constitue « une activité stratégique pour l’agriculture, de même que celle-ci représente un secteur stratégique pour le développement des EnR en France. Il faut donc l’organiser, la suivre et l’animer, car elle représentera un enjeu économique et financier croissant pour les agriculteurs. »

Éviter les conflits de ressources

Pour parvenir à développer la production d’énergies renouvelables dans le secteur agricole, il faudra toutefois éviter certaines écueils. Parmi ceux-ci, citons :

  • les conflits possibles entre l’utilisation de terres pour la production de denrées alimentaires et leur utilisation pour la production de biocarburants ;
  • les problèmes soulevés par la mise à disposition de surfaces foncières pour la production d’énergies renouvelables (éolien, photovoltaïque, etc.)

Le rapport de l’Office parlementaire des choix scientifiques et technologiques estime toutefois que plusieurs garde-fous existent pour éviter de tomber dans ces pièges :

  • la méthanisation reste limitée par le décret du 16 juillet 2016 ;
  • le photovoltaïque utilise peu de foncier au sol puisqu’il encadré par la circulaire du 18 décembre 2009.

Seule la production de biocarburants mériterait, selon ce même rapport, d’être mieux encadrée pour limiter les conflits d’usage entre cette production d’énergie et la production de denrées alimentaires.