Quels sont les facteurs qui déterminent les émissions d’un appareil de chauffage au bois ?

Publié le Jeudi 7 Novembre 2019 - Les actualités du Bois

Pour obtenir enfin des données objectives sur les émissions de particules des appareils de chauffage au bois, l’Ademe a mené sa propre étude. Elle permet d’identifier les principaux facteurs qui influent sur le niveau d’émissions de ces appareils. 

Quels sont les facteurs qui influencent le niveau d’émissions de particules des appareils de chauffage au bois ? Pour le savoir, l’Ademe a mené sa propre étude, qui tient compte des dernières évolutions techniques dans le secteur et veille à tester ces appareils en conditions réelles.

Les objectifs concrets et la méthode

L’Ademe a choisi de mesurer les émissions de particules des appareils de chauffage au bois. Mais de quelles particules parle-t-on ? Il s’agit :

  • des fractions solides et condensables ;
  • des COV (composés organiques volatils) ;
  • du CH4(méthane) ;
  • des HAP (hydrocarbures aromatiques polycycliques) ;
  • du carbone suie ;
  • des NOx (oxydes d’azote) ;
  • du CO (monoxyde de carbone).

Les volumes d’émission de ces particules ont été mesurés sur des appareils labellisés Flamme Verte 4 et 5 étoiles (deux foyers fermés/inserts et deux poêles), à deux allures de fonctionnement, avec trois essences de bois, deux nombres de bûches et deux modes d’allumage. Le but de cette méthodologie est d’être au plus près des conditions d’utilisation réelles de l’appareil.  

Quels paramètres influent le plus sur la production de particules ?

Il ressort de l’étude menée que différents facteurs influencent significativement la production de particules.

L’essence de bois

L’étude relève que les essences de bois dures – le chêne particulièrement – ont tendance à produire plus de particules. Cela est lié au fait qu’elles brûlent plus lentement. Le phénomène est renforcé par le caractère très hermétique des nouveaux appareils de chauffage au bois. Pour contrer ce phénomène, il est conseillé d’ouvrir bien grand l’arrivée d’air primaire quand on brûle des essences de bois dures. 

L’allure du feu

L’allure du feu est un facteur déterminant dans le volume de particules produites. Un feu à allure réduite produit plus d’émissions qu’un feu qui tourne à plein régime. Ce paramètre est toutefois également influencé par la charge de bois dans l’appareil. 

Pour remédier à ce phénomène, plusieurs gestes sont à adopter :

  • choisissez un appareil développant une puissance adaptée à votre logement ;
  • introduisez régulièrement des faibles charges de bois plutôt que de trop charger l’appareil.

L’allumage du feu

Élément moins important, l’allumage a toutefois également un impact sur les émissions de particules, particulièrement lorsqu’il s’agit d’un allumage à froid. Il est toutefois assez simple d’améliorer ce point en procédant à un allumage par le haut. A défaut, un allumage par le bas avec une quantité importante de petit bois peut également constituer une solution moins polluante.

Le nombre de bûches

Facteur le moins influent de tous, le nombre de bûches n’a eu qu’un impact très limité sur les émissions de particules. Il est recommandé, pour améliorer la combustion, de ne pas charger le foyer en bûches de trop grandes dimensions, mais de préférer des bûches de taille réduite.